Droits d'enregistrement

Non-respect de l'engagement de revendre : conséquences et solutions

Le délai approche et le bien n'est pas vendu. La situation est fréquente et ses conséquences sont chiffrables à l'euro près. Voici ce que réclame l'administration, comment le calculer, et ce qu'il reste possible de faire avant et après l'échéance.

Mis à jour le 3 min de lecture Rédigé par le cabinet MRP, experts-comptables à Bordeaux

Ce que réclame l'administration

Deux éléments s'additionnent.

1. Le complément de droits. C'est la différence entre les droits de droit commun et la taxe réduite effectivement acquittée. Sur un bien acheté 300 000 € avec un taux de droit commun de 6,32 %, le complément s'élève à environ 16 815 €.

2. L'intérêt de retard. Il est de 0,20 % par mois, soit 2,40 % par an, et court à compter du moment où les droits auraient dû être acquittés, c'est-à-dire l'acquisition.

Ce qu'il faut faire avant l'échéance

Le meilleur traitement reste l'anticipation. Douze mois avant la date limite, trois leviers existent :

  1. Ajuster le prix. Un bien invendu depuis dix-huit mois l'est rarement par hasard. Comparer le coût d'une baisse de prix au coût du rappel de droits donne souvent une réponse claire : 16 800 € de droits, sur un bien à 300 000 €, représentent 5,6 % du prix.
  2. Examiner une substitution d'engagement. Si le projet a évolué vers de la construction, la substitution d'un engagement de construire peut être envisagée. Voir notre guide dédié.
  3. Envisager une revente partielle. L'engagement est tenu à hauteur de ce qui est effectivement revendu : vendre une partie des lots limite le complément à la fraction non revendue.

Après l'échéance

Si le délai est dépassé, la régularisation spontanée reste préférable au contrôle. Le code général des impôts prévoit une réduction de 50 % de l'intérêt de retard en cas de dépôt spontané d'une déclaration rectificative, avant toute action de l'administration et accompagné du paiement des droits.

Concrètement, la démarche se prépare avec votre conseil : chiffrage exact, rédaction, et calendrier de paiement si la trésorerie ne permet pas un règlement immédiat.

Comment l'anticiper dans vos comptes

Dès lors que le dépassement devient probable, la dette potentielle doit être traitée comptablement : c'est un passif identifiable, qui a vocation à être provisionné plutôt que découvert au moment du contrôle. C'est aussi une information que votre banquier préfère apprendre de vous.

Questions fréquentes

Cet article présente les règles en vigueur à la date de mise à jour indiquée. Il a une vocation informative et ne constitue ni un conseil personnalisé ni un engagement du cabinet. Chaque opération doit faire l'objet d'une analyse au cas par cas.

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